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Lorsqu’il découvre un texto qui suggère que sa copine (Emily Tyra) le trompe avec son meilleur ami (Munro Chambers, Riot Girls), Richard (Christopher Gray, The Mist) entre dans une colère folle. Après avoir été convaincu que ses soupçons ne sont pas fondés, le fils de riche les invite à bord de son yacht pour se faire pardonner, mais la réconciliation n’a pas lieu et le moteur du bateau ne démarre plus. Bien vite, le trio se retrouve à dériver au cœur de l’océan sans eau ni nourriture, l’un deux sévèrement blessé à la main par un harpon.
Au tout départ, Harpoon laisse penser à un film de milléniaux typique, superficiel et sans inspiration, mais la tension qui plane sur le triangle amoureux tandis que les malheurs s’enchaînent donne lieu à un huis clos fascinant. Pas attachants le moins du monde, les personnages ne sont pas écrits pour que l’on prenne pour l’un ou l’autre, mais pour que l’on examine leur autodestruction.
Le film de Rob Grant (Fake Blood) se distingue d’autres œuvres prenant place à un même endroit avec un nombre limité de personnages (pensons à Dead Calm) par l’intervention d’un narrateur, Brett Gelman (Stranger Things). Cette manœuvre nous permet d’éviter des dialogues forcés, en plus d’infuser l’ensemble d’une dose quasi mortelle d’humour cynique. Dans Harpoon, il n’y a pas d’espoir, pas de fin heureuse, pas de morale à retenir. Heureusement, le film ne se prend pas au sérieux et, malgré l’horreur de la situation, le spectateur laisse son empathie de côté et se surprend à rire, même lorsque les événements prennent une tournure franchement sadique.
Nihiliste et rempli de surprises, Harpoon adapte les mots de Sartre pour la génération Y: l’enfer, c’est les autres… et un fusil harpon.

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