Vous cherchez quoi regarder sur Prime Video ce week-end?
Pretty Lethal squatte le catalogue de la plateforme depuis le 25 avril. On a jeté un œil à ce croisement improbable entre John Wick et Black Swan, et voici notre verdict.

L’idée de départ de la réalisatrice Vicky Jewson et de la scénariste Kate Freund est plutôt maligne : prendre au mot la fameuse métaphore voulant que les scènes de combat soient, au fond, de véritables ballets.

Screenshot 2026 07 15 at 1.52.56 PM
L'intrigue suit une troupe de danseuses en route pour Budapest dont le bus tombe en panne, les forçant à se réfugier dans une auberge de la campagne hongroise. Problème : le lieu sert de repaire à la pègre locale.

Un postulat malin, mais un scénario brouillon

Ne cherchez pas ici le thriller de l’année. Pretty Lethal ne s’encombre pas de nuances et fonce tête baissée dans les clichés et les retournements de situation rocambolesques. Le développement des personnages est superficiel, la prometteuse Millicent Simmonds est d’ailleurs sous-exploitée, et le récit peine parfois à trouver son ton, flirtant soudainement avec une brutalité crasse digne d’un Hostel.

Screenshot 2026 07 15 at 1.53.13 PM

Pourtant, en dépit de ses défauts évidents, le film s’impose comme un bon divertissement décomplexé. L’histoire accroche rapidement et il y a quelque chose de franchement jubilatoire (et même réconfortant) à voir ces ballerines vengeresses en tutu troquer l’innocence pour le carnage.

La grande séquence d’action centrale, où les danseuses équipent leurs chaussons de lames de rasoir pour décimer leurs assaillants, est un pur délire visuel qui justifie presque à lui seul le visionnement.

Screenshot 2026 07 15 at 1.52.24 PM

Une Uma Thurman sous-exploitée

Côté casting, la jeune Maddie Ziegler porte l’action sur ses épaules avec une belle assurance. Et puis, impossible de bouder son plaisir devant Uma Thurman, qui incarne une ancienne danseuse gérant ce repaire de criminels d’une main de fer, et que l’on voit balancer ses répliques en hongrois. On regrettera seulement l’acte manqué impardonnable de la mise en scène : avoir l’iconique Mariée de Kill Bill sous la main et ne lui offrir aucune véritable scène de baston.

Au final, Pretty Lethal est un film pop-corn qui s’assume : imparfait et mince sur le fond, mais visuellement efficace quand il s’agit de faire couler l’hémoglobine sur le parquet de danse.

Pretty Lethal - Official Trailer | Prime Video
Note des lecteurs0 Note
Pour les fans...
John Wick et Black Swan
déconnecter son cerveau de temps en temps
3
Note Horreur Québec
Article précédent[Critique] « The Bay » : La jeune femme et la mer
Solenne d'Arnoux de Fleury
Derrière les commandes d’Horreur Québec, Solenne d'Arnoux de Fleury explore la culture de genre à travers un double filtre : une curiosité insatiable nourrie par la pop-culture des années 80 et un œil technique affûté par dix ans de terrain. Des tournages à la postproduction, son parcours l'a menée à traquer ce qui se cache sous la surface des histoires. Diplômée en création littéraire et certifiée en scénarisation, elle analyse la mécanique des récits avec une rigueur chirurgicale. Pour elle, le cinéma est un terrain d'excavation où il faut déterrer les monstres, raviver les concepts oubliés et redonner vie au genre, un scénario et une trame sonore à la fois.