Après avoir lu notre papier sur la visite d’Adrienne Barbeau au FNC, vous savez d’ores et déjà que l’auteur de ces lignes a vécu sa meilleure vie au cours de son passage à Montréal en octobre dernier. Donc, si vous êtes ici, c’est d’abord et avant tout pour en savoir plus sur le parcours de l’actrice américaine que plusieurs aiment chez nous. Cependant, avant de vous raconter avec moult détails notre rencard platonique avec Miss* Barbeau, on se doit d’y aller de quelques notes biographiques.
Il était (toute) une voix
D’abord, comme vous le savez, elle a été la muse de John Carpenter, avec qui elle a aussi été mariée (de 1979 à 1984), une union qui vit naître leur fils Cody et pas moins de quatre longs métrages. Après avoir joué la très suave animatrice radio Stevie Wayne dans The Fog, c’est bien elle la voix du jeu d’échecs électronique qui fout en rogne MacReady dans les premières minutes de The Thing, indiscutable chef-d’œuvre de son ex, avant de prêter sa voix à de nombreux autres projets (on y reviendra).
Il faut savoir qu’avant de tourner pour la télé et le cinéma, Miss Barbeau s’est d’abord fait connaître à Broadway. Dans la deuxième mouture de la fameuse comédie musicale Grease (en 1972), elle jouait le personnage de Rizzo, rôle pour lequel elle remporta le Theatre World Award, en plus d’une nomination pour un Tony. En tant que chanteuse, elle n’a fait paraître qu’un seul album (éponyme, 1997), constitué de chansons country-folk, qui inclut notamment des reprises (de Judy Collins, Joni Mitchell, Nina Simone…), dont la pièce qu’elle chantait en tant que Rizzo.
Ah, et sachez que la dame est également une autrice publiée : depuis 2007, elle a fait paraître deux livres autobiographiques (dont There Are Worse Things I Could Do, paru en 2006) et trois romans : Vampyres of Hollywood (2008, co-écrit avec Michael Scott Rohan), Love Bites (2010) et Make Me Dead (2015).
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Jaser de la vie avec Sophie, Stevie, Ruthie (et les autres aussi)
Donc, lorsque le jour J arriva, je rassemblai les divers items que j’avais au préalable soigneusement sélectionnés, attrapai quelques feutres aux couleurs variées, et me mis en route, en faisant jouer dans mes écouteurs Cathedral, le plus récent album de John Carpenter (!). Fébrile comme un gamin le jour de l’Halloween, je débarquai à l’heure convenue au point de rendez-vous, soit le quartier général du FNC. À travers les fenêtres, depuis l’extérieur, je découvris avec bonheur que celui qui me précédait était un ami, Jason Rockman, le sympathique animateur et homme de fer du balado Rockman Powerhour.
« On parlait justement de toi ! Tu vas voir, elle est super gentille », m’a-t-il dit pendant notre accolade, me mettant instantanément en confiance. Jason mentionne avoir déjà travaillé avec elle dans le passé (il est porte-parole des Comiccons canadiens), avant de faire baisser mon stress de plusieurs crans en ajoutant : « et ça va lui faire plaisir de te signer des choses ». Vous l’avez deviné, il me connaît assez bien, oui. Et lorsque Miss Barbeau m’accueille ensuite en français, je me suis dit que notre conversation ne pouvait mieux débuter.
Surtout que le relationniste de presse (un autre ami, car oui, le monde est petit !) venait de m’informer que j’aurais un peu plus de temps que prévu, car ils avaient un peu d’avance sur l’horaire. Quelle chance ! Du coup, les vingt minutes prévues se sont finalement transformées en trois quarts d’heure de pur bonheur. Extraits choisis.
***
Lorsqu’interrogée sur les origines de son nom francophone, l’actrice née à Sacramento en Californie, nous surprend en nous mentionnant ceci (en français!) : « oui mais mon père, la famille de mon père, était du Québec ». D’ailleurs, elle avoue que c’est en tentant (en vain) d’obtenir la double-citoyenneté qu’elle a appris que son grand-père était hélas lui-aussi né aux États-Unis (selon nos recherches, son arrière-grand-père pourrait être un certain Joseph Wallace Barbeau de St-Lin dans les Laurentides, qui aurait ensuite déménagé aux USA, ayant vécu un peu partout, de l’état de New York jusqu’en Ohio, en passant par l’Illinois, la Louisiane et le Missouri).
Toujours en français, Miss Barbeau tient à me dire avec son charmant accent qu’elle avait « travaillé en Canada beaucoup de temps… à Calgary, Vancouver, Toronto… St-Jovite! » À la fin de l’année 1978, elle a tourné ici-même au Québec, dans les Laurentides, une mini-série produite par Paramount intitulée Top of the Hill, qui mettait aussi en vedette l’ex de Cher, Sonny Bono (oui, celui qui joue dans le film Troll de 1986) et Rae Dawn Chong (Tales from the Darkside, Commando).
Pendant le tournage, elle demeurait dans un centre de ski fermé (vraisemblablement Mont-Tremblant). Elle se souvient être dans sa petite chambre lorsque que son futur mari lui a téléphoné. « Il m’a dit ‘j’ai trouvé la place où je veux mourir’, ce à quoi j’ai répondu ‘que veux-tu dire’, pour qu’il me réponde ‘j’ai trouvé où je veux tourner The Fog’ ». Il était à Inverness, en Californie, où il a trouvé son phare. »
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Sa première fois
Pouvez-vous croire que le tout premier film d’horreur qu’elle a visionné, c’était Halloween!? Elle confie avoir vu, enfant, une scène du film Donovan’s Brain de 1953 à la télé, mais ce soir-là, le mercredi 23 août 1978, c’était la première fois qu’elle en voyait un pour vrai, comme elle n’était pas vraiment fan du genre auparavant.
« C’était la toute première projection du film, ça se passait à la Director’s Guild, ou quelque chose du genre… et je m’en souviens, car le même jour, j’étais aussi invitée au Tonight Show, l’émission de Johnny Carson, où j’avais annoncé que John et moi venions de nous fiancer », me confie Miss Barbeau.
Adrienne Barbeau : Tom Atkins, qui était un très bon ami à moi, était avec nous, son épouse Garn Stephens aussi ; tu sais, elle était aussi dans Halloween III, et on a joué à Broadway dans Grease ensemble. Je n’ai pas arrêté de crier et de taper le bras de John pendant toute la projection!
HQ : (rires) Le film vous a fait pas mal d’effet, on dirait!
AB : (rires) Et à la toute fin, Tom s’est penché vers Garn et lui a dit à la blague ‘je crois qu’on ne devrait pas la laisser épouser ce gars-là’. (rires) Voici comment s’est passée mon introduction à l’horreur!
HQ : Tourné juste avant Halloween, le téléfilm Someone’s Watching Me [1978] n’est pas peut-être pas un film d’horreur, c’est plutôt un thriller, mais ce n’est pas trop loin non plus. C’était quand même une grosse production pour John à l’époque.
AB : C’était son premier film de studio [produit par Warner Bros.]. Je crois que c’est après avoir vue dans la sitcom Maude, et parce qu’il a toujours adoré les femmes des films d’Howards Hawks, comme Lauren Bacall, qui peuvent être marrantes mais fortes, que John m’a appelé pour me proposer de jouer dans Someone’s Watching Me. Et c’est comme ça qu’on s’est rencontrés.
Et cette Sophie, le rôle qu’elle incarnait dans le téléfilm, était en fait l’un des premiers personnages féminins gais à être représenté sur les écrans. Carpenter lui a ensuite offert le rôle principal de The Fog. Un rôle qu’elle n’a pas vraiment compris lorsqu’elle a lu le script.
AB : Je n’avais été que dans des rôles dotés d’une réelle valeur sociale (…) ce n’était qu’une histoire de fantômes! (rires) Mais j’aimais le personnage et j’aimais John, donc j’allais le faire.
Et on est tous et toutes très heureux qu’elle ait dit oui, hein. Bien que l’essentiel de sa performance se déroule en solo dans sa station de radio, Stevie étant ni plus ni moins que la star de The Fog (1980). Ce petit classique culte, tout en ambiance, de Carpenter met également en vedette son ami Tom Atkins (qu’on reverra aussi dans Escape from New York et Halloween III) et Nancy Loomis (qui était aussi au générique d’Assault on Precinct 13 et des trois premiers Halloween), de même que Jamie Lee ‘Laurie Strode’ Curtis et sa maman Janet ‘Psycho’ LEIGH (1927-2004). Sans oublier Hal Holbrook (1925-2021), qu’elle dit n’avoir réellement connu que quelques années plus tard sur le plateau d’un long métrage inspiré des bandes dessinées horrifiques d’EC Comics.
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La belle et la bête (de la boîte)
On parle évidemment de Creepshow (1982), le fantastique film à sketchs de George A. Romero, écrit par Stephen King (qui y joue aussi un rôle franchement amusant). Wilma, le personnage qu’incarne Miss Barbeau, est franchement détestable, alors qu’elle est intoxiquée sur toute la durée, gueulant constamment après son (apparemment) gentil mari. Mais à quel point ce rôle était-il décrit tel quel dans le scénario?
AB : Je crois que ce que mon apport au rôle venait d’une compréhension d’où venait ce personnage, de pourquoi elle agissait de cette façon. Pour moi, en tant qu’actrice, je dois savoir ce qui a amené le personnage où il est. Elle était vraiment déçue… elle avait marié cet homme en pensant qu’elle aurait une vie fantastique, avant de se rendre compte, désappointée de cet homme, qui était plutôt un pleutre… Et c’est peut-être ce qui l’a poussé à boire…
HQ : Et on y croyait à votre personnage.
AB : Merci (rire). Ce qui a été le plus difficile pour moi, c’était que je ne bois pas, je n’ai jamais bu.
HQ : Avez-vous eu besoin d’effectuer des ‘recherches’ afin de pouvoir jouer de façon crédible une personne saoule?
AB : (rires) Non, je n’ai eu qu’à faire confiance à George. Il disait toujours ‘tu peux jouer encore plus gros’. (…) Il était un homme fantastique. Lorsqu’il est décédé, j’ai été surpris de constater qu’il n’était pas beaucoup plus âgé que moi. Car dans ma tête, c’était comme un ‘papa’. On était devenu des amis très proches, avec sa femme à l’époque, Christine Forrest. Je me souviens tenir dans mes bras leur fille [Tina Romero], lorsqu’elle était bébé, et lui frotter le dos pendant ses coliques, lorsque j’allais passer du temps chez eux.
HQ : Lorsqu’ils habitaient encore à Pittsburgh?
AB : Non, à la maison qu’ils avaient à Sanibel en Floride. Je crois que j’avais Cody avec moi. Et j’allais les visiter à chaque fois que je passais à Pittsburgh. Et Tom Atkins, comme il vivait à Pittsburgh lui aussi.
HQ : Wow, c’est vraiment bien que vous ayez pu rester en contact. Et avec George, vous avez même pu travailler ensemble à nouveau sur le film qu’il a réalisé avec Dario Argento, Two Evil Eyes (1990), adapté d’histoires d’Edgar Allan Poe. Étiez-vous fan de littérature? Et de l’auteur?
AB : Je n’avais jamais lu Poe à l’époque, je lisais surtout des romans policiers… comme ceux de la Canadienne Louise Penny, John Sandford, Harlon Coben, Michael Connelly, Robert B. Parker… C’est Tommy Atkins qui m’avait recommandé Parker à la fin des années 1990, sa série Spenser. Et c’est George Romero qui m’a fait lire mon premier roman de vampire, Fevre Dream de George R. R. Martin, que j’avais tellement aimé. C’était au début des années 1980 et George voulait en tirer un scénario et l’adapter, mais ça ne s’est jamais concrétisé.
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Curieux à propos d’Oddities?
Comme Miss Barbeau était en ville pour présenter un tout nouveau film, Oddities, ç’aurait été un crime de ne pas en discuter, non ? Surtout que j’avais adoré le court métrage du même nom sorti en 2023, écrit et réalisé par Tyler Savage. Mettant en vedette notre interlocutrice, un court qui semblait avoir été fait rien que pour moi, ce fan de fantastique et d’horreur, doublé d’un indécrottable collectionneur, adorant visiter les marchés aux puces, bazars et autres antiquaires. Mais comment s’est-elle retrouvée dans ce court métrage?
AB : Tyler a écrit le scénario et l’a envoyé à son associé Dash Hawkins, en lui disant qu’il fallait trouver une actrice du genre d’Adrienne Barbeau. Et Dash de lui répondre ‘son fils Cody est l’un de mes meilleurs amis, on était au secondaire ensemble; comme j’ai grandi chez eux, je vais lui téléphoner’.
Après être allé prendre un café, ils lui ont ensuite envoyé le script, qu’elle a adoré : « c’était bien écrit et j’aimais le personnage ». Une répétition et huit jours de tournage plus tard (qui a dû être reporté pour cause de COVID, comme c’était en pleine pandémie), le film obtint un beau succès en festivals, alors que Miss Barbeau remporta deux prix d’interprétation. Ce qui allait inspirer le réalisateur à plancher sur une version longue d’Oddities.
AB : Deux ans plus tard, Tyler m’appelle et me demande si je suis libre en avril. Je lui demande ce qu’il a en tête et il me répond qu’il a écrit le scénario d’un long métrage, qu’il décrivait comme Thelma and Louise rencontre A Quiet Place. On a tourné en avril et en mai de l’an dernier dans le Kentucky.
Le personnage de l’antiquaire qu’incarne Miss Barbeau est le seul point commun avec le court, car dans le long, la petite boutique est plutôt une imposante grange de 5 000 pieds carrés, située aux abords d’une ferme. L’actrice n’avait que de bons mots à propos du travail d’Amber Unkel, conceptrice des décors du film. Après avoir vidé cette vieille grange, elle l’a repeinte en rouge ; « c’est magnifique », pour la remplir ensuite d’objets de toutes les époques et autres curiosités de toutes sortes. « Si tu regardes attentivement, tu réalises qu’il est possible que plusieurs de ces étranges objets aient été acquis plus de cent ans auparavant de gens ayant visité la boutique. Et qu’il leur est peut-être arrivé quelque chose… », confie Miss Barbeau, amusée.
AB : Il y avait aussi ces vieilles mines de calcaire, situées une centaine de pieds sous terre, que Warner Bros. utilisent pour entreposer leur vieux old kinéscopes, parce qu’il y toujours fait 60oF [16oC]. On a beaucoup tourné dans ce lieu très étrange, qui sentait vraiment mauvais et où il faisait si noir et si froid.
Lorsque je lui parle du reste de la distribution, elle mentionne rapidement avoir adoré travailler avec les stars du film, Lovie Simone (The Craft: Legacy) et Lilimar, qui incarnent les filles ‘de party’ que sont Makenna et Rose. Après avoir joué dans des séries Nickelodeon, Lilimar a aussi joué aux côtés d’Adam Sandler dans Hubie Halloween, en plus de prêter sa voix dans plusieurs projets animés : que ce soit chez Dreamworks (Cleopatra in Space), Disney/Pixar (Inside Out 2, Baymax!) et DC (Batwheels), en plus de participer à Stranger Things: Tales from ’85 aux côtés de Miss Barbeau.
Un hasard qui fait sourire, sachant que la voix de cette dernière eut comme une carrière en parallèle après avoir incarné un ordinateur dans The Thing. « Je ne me souviens même pas d’avoir fait ça… en fait, la seule raison que je suis au courant est que je reçois encore des redevances! J’ai aussi joué un ordinateur dans Demolition Man [1993] et Judge Dredd [1995]. » Soit des films science-fiction boursoufflés qui mettaient tous deux en vedette nul autre que Sylvester Stallone.
Au fil des ans, on a pu entendre Miss Barbeau dans plusieurs séries animées et autres populaire franchises de jeux vidéo. En plus d’incarner la Catwoman de DC Comics pendant une décennie (dans Batman : The Animated Series, The New Batman Adventures et Gotham Girls) et la voix du célèbre asile psychiatrique (le jeu Batman : Arkham Asylum), elle travailla sur plusieurs jeux des franchises God of War et Fallout.
Ce qui est quand même fou, quand on pense qu’elle a ‘joué’ un jeu électronique dans un classique du cinéma de science-fiction sorti 1982, alors que sortait l’imbuvable jeu Atari dérivé d’E.T. à peu près au même moment.
![[FNC 2026] Adrienne Barbeau en conversation : histoires américaines de l’ex-muse de Carpenter… jusqu’à St-Jovite! 5 AdrienneBarbeau Entrevue 6](https://horreur.quebec/wp-content/uploads/2026/11/AdrienneBarbeau_Entrevue_6-750x420.png)
Dans un maudit beau freakshow
En guise de dessert, on se téléporte au début des années 2000, à l’aube de l’arrivée des séries à gros budget comme on les connait aujourd’hui. Les Sopranos (1999-2007) et Six Feet Under (2001-2005) venaient de commencer et hop, cette fantastique production HBO intitulée Carnivàle (2003-2005) nous quitte comme elle était arrivée, au grand dam de ses créateurs et nombreux fans de la première heure. Quels souvenirs garde-t-elle de cette formidable promenade en caravane? Elle nous a partagé candidement deux anecdotes interreliées, ponctuées d’éclats de rires des plus contagieux :
AB : Ah… cette scène où je danse avec le serpent. Au premier jour du tournage (rires), je suis dans ce costume magnifique, et après avoir répété une fois ou deux, on se prépare à tourner. Et soudainement, le serpent décide de déposer son repas mensuel… sur mon costume! (rires) ‘Mais pourquoi est-ce que ma jambe est mouillée’? (rires) (…) Et il y avait aussi cette scène sensuelle avec ce garçon, qui devait avoir 26 ans environ, alors que j’étais dans la cinquantaine. C’était deux jours après avoir dansé avec le serpent pendant 6 heures… qui me causa une hernie discale (rires).
Une scène d’amour qui a évidemment due être remaniée lors du tournage, afin d’accommoder l’actrice, qui souffrait le martyr. Et ce, sans que personne parmi nous, à la maison, ne s’aperçoivent de quoi que ce soit. Grâce à la magie du cinéma.
Pour vrai, j’y repense encore, plusieurs jours plus tard, et c’est quasiment impossible que la jolie dame d’un certain âge qui était devant moi avait 81 ans. Du moins, c’est l’âge qu’on peut trouver sur internet. En fait, il semblerait qu’elle n’ait que 77 ans, si l’on peut se fier à l’année de naissance figurant dans les premières pages de son premier roman (soit 1949). Peu importe, on lui en donnerait facilement vingt de moins à cette femme on ne peut plus charmante, dont l’enthousiasme, la vivacité et la bonne humeur depuis m’hante. Merci Miss Barbeau, je suis enchanté d’avoir pu faire votre connaissance.
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![[FNC 2026] Adrienne Barbeau en conversation : histoires américaines de l’ex-muse de Carpenter… jusqu’à St-Jovite! 6 AdrienneBarbeau Entrevue 7](https://horreur.quebec/wp-content/uploads/2026/11/AdrienneBarbeau_Entrevue_7-750x421.png)
P.S. En lui faisant dédicacer mon CES Videodisc d’Escape from New York (Maggie!), ma bédé de Creepshow, la pochette de ma cassette VHS de Swamp Thing (Alice!) et mon coffret DVD de Carnivàle, j’en profitai pour lui mentionner à quel point j’avais adoré assister à un concert de son fils Cody (qui signe aussi la musique de la version long métrage d’Oddities) avec son père à Montréal en 2017. Ayant évidemment déjà assisté à plusieurs de leurs concerts, elle m’a confié que « les voir ensemble, et de voir John regarder vers Cody pour être dirigé par son fils, ça m’a ému aux larmes ». Moi aussi, étant moi-même un papa un brin émotif.
*Votre scribe tient à préciser une chose sur l’utilisation du mot Miss (qui qualifie normalement une fille de moins de 18 ans ou une femme qui n’est pas mariée) : lors de notre entretien, lorsqu’on se corrigea après l’avoir appelée Miss Barbeau, elle nous a personnellement dit préférer Miss à Mrs. Voilà, c’est dit.
![[FNC 2026] Adrienne Barbeau en conversation : histoires américaines de l’ex-muse de Carpenter… jusqu’à St-Jovite! 7 AdrienneBarbeau Entrevue 8](https://horreur.quebec/wp-content/uploads/2026/11/AdrienneBarbeau_Entrevue_8-750x421.png)


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