Netflix propose une toute nouvelle série d’animation japonaise ancrée dans l’univers de Resident Evil, populaire franchise de jeux vidéo qui a fait des débuts dans les années 90. Resident Evil: Infinite Darkness se situe entre le quatrième et le cinquième chapitre et, contrairement à la série de films mettant en vedette Milla Jovovich, reste fidèle aux titres des studios Capcom. Si cette nouvelle proposition semblait de prime abord fort prometteuse, elle risque toutefois de sombrer dans l’oubli.
En 2006, un virus transforme les employés la Maison-Blanche en zombies, rappelant mystérieusement les circonstances de Raccoon City. Leon S. Kennedy devra enquêter pour découvrir qui se cache derrière cette attaque. En parallèle, Claire Redfield tente d’élucider ce qui s’est passé au Penamstan, pays où l’armée américaine effectue des expériences virales.
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Les scénaristes Eiichirō Hasumi (Assassination Classroom) et Shogo Moto proposent une histoire classique et typique comme ceux de la franchise de jeux vidéo, mais sans grande innovation. Aucun risque n’a été pris dans cette aventure où les clichés pullulent: le politicien corrompu, le président américain docile, le soldat traumatisé, etc.
Il faut également préciser qu’Infinite Darkness s’adresse aux fans de la franchise et les néophytes se retrouveront peut-être confus. Les personnages ne sont pas présentés; la série tient pour acquis que vous les connaissez déjà. On retrouve quelques petites références au passé, mais sans grandes explications. Vous êtes avertis.
Néanmoins, l’action reste très divertissante et digne de la franchise. Le dernier épisode réussit à reconstituer parfaitement un affrontement final avec un boss. On se croirait en pleine séance de joute. Le gore est y aussi bien présent et les animations sont pour la plupart bien exécutées, même si, parfois, certains mouvements des personnages manquent de fluidité.
Avec ses quatre courts épisodes, Resident Evil: Infinite Darkness ne se taillera pas une place de choix dans l’univers de RE. Le résultat laisse une drôle d’impression et on se demande quel était le but de cet exercice qui, au final, n’apporte rien de neuf. Les fans en tireront peut-être un certain plaisir, mais les autres risquent fort de s’ennuyer. Dommage!

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