Alors qu’un homme cherche l’entité démoniaque qui a emporté son conjoint au large, un second, muet de surcroît, fait la rencontre d’une jolie nageuse qui s’amuse à faire des baignades nocturnes.
C’est cette semaine que sortait sur demande le tout récent film The Siren de Perry Blackshear, qui avait su se tailler une certaine notoriété avec They Look Like People en 2015. Cette fois, le scénariste et réalisateur décide de plonger en plein cœur du folklore médiéval et scandinave, pour nous raconter sa propre histoire de sirène.
![[Critique] The Siren: tirer le poisson par la queue 1 siren](https://horreur.quebec/wp-content/uploads/2020/01/siren-212x300.jpg)
La variation qu’il offre de cette figure légendaire génère d’abord un intérêt chez le spectateur et certains aspects des personnages semblent chargés de métaphores. Nous sommes quand même confrontés à une sirène aux traits amérindiens, à un homosexuel solitaire en quête de vengeance et à un vacancier n’ayant pas l’usage de la parole. Les cartes auraient pu amener à des développements plus minutieux, si la psychologie était la priorité du créateur. Malheureusement, on doit lui attribuer une certaine pauvreté créative à ce niveau. Il faut aussi admettre que la trame jongle assez mal avec les différents genres qu’elle transporte avec elle. Qu’elle bifurque vers le conte fantastique, le film romantique ou le drame d’horreur, la trame aurait besoin d’une mise à niveau. Le métissage des genres se fait également avec un certain chaos.
La réalisation dont l’objectif aurait dû être de cacher le minimalisme de l’ensemble en vient même à la souligner, en conjuguant certains effets moins adroits. C’est notamment le cas lorsqu’on pense à la bande son qui essaie de générer les effets chocs d’un monstre absent, quand elle ne se complaît pas dans des chants chorals assommants pour magnifier cette histoire d’amour pompière.
Quant à eux les acteurs livrent des prestations tout à fait acceptables, ce qui ne dit pas grand-chose étant donné l’absence de profondeurs de leur personnage.

![[CRITIQUE] « Le Fantôme de l’Opéra » : un récit au coeur de l’Opéra de Paris](https://horreur.quebec/wp-content/uploads/2026/10/Le-Fantome-de-lOpera-©-Emmanuel-Guimier-SND-Full-Dawa-5-218x150.jpg)
![[Critique] « L’Autre » : Humour noir sous le bistouri](https://horreur.quebec/wp-content/uploads/2026/10/3-218x150.png)
![[critique] « Wicker »: La cruauté dans l’écrin d’un conte de fées](https://horreur.quebec/wp-content/uploads/2026/10/Still-1-218x150.jpg)
![[CRITIQUE] « Le Fantôme de l’Opéra » : un récit au coeur de l’Opéra de Paris](https://horreur.quebec/wp-content/uploads/2026/10/Le-Fantome-de-lOpera-©-Emmanuel-Guimier-SND-Full-Dawa-5-100x70.jpg)
![[SPASM 2026] Au-delà du bizarre : SPASM explore les limites de l’animation et de l’inclassable (volume 2)](https://horreur.quebec/wp-content/uploads/2026/10/261027_Animation-VF-100x70.jpg)
![[Critique] « L’Autre » : Humour noir sous le bistouri](https://horreur.quebec/wp-content/uploads/2026/10/3-100x70.png)
![« Shakespeare’s Shitstorm » : édition spéciale en 4K Ultra HD [Blu-ray]](https://horreur.quebec/wp-content/uploads/2025/12/Shakespeare-4k-Cover_2.jpeg)
![[Critique] « Terrifier 3 » : une sanglante injure à la censure qui intronise Art au panthéon des meilleurs vilains de l’horreur](https://horreur.quebec/wp-content/uploads/2024/10/terrifier3.jpg)
![[Critique] Thanksgiving: un dépeçage atroce et jubilatoire pour bien digérer la dinde de l’Action de grâce](https://horreur.quebec/wp-content/uploads/2023/11/Thanksgiving.jpg)

![[Critique] A Quiet Place: le silence est d’or](https://horreur.quebec/wp-content/uploads/2018/03/AQP_FF_001R.jpg)

Les commentaires sont fermés.