Un groupe d’astronautes se voit projeté dans un univers parallèle, après avoir tenté une expérience dans le but de venir en aide au chaos régnant sur terre.
The Cloverfield Paradox est le troisième volet d’une saga dont les épisodes sont indépendants entre eux, même si un lien les unit. Celui-ci bénéficie de l’emportement positif des fans qui se sont prosternés devant l’excellent 10 Cloverfield Lane. Si l’annonce d’un cinéaste peu connu, Julius Onah, avait de quoi nous faire sourciller, il suffisait de regarder la distribution pour redorer notre anxiété. Il faut admettre également que de voir le logo de Bad Robots, et le nom de son responsable, J.J. Abrams, deviennent l’étincelle pour attiser la fébrilité de tout spectateur friand de science-fiction.
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Si l’on espère être confronté à un film original, on aura tôt fait d’être déçu. The Cloverfield Paradox livre une sorte de collage de plusieurs grands moments clés du cinéma de science-fiction. C’est presque une sorte de «compilation» pour un novice voulant gagner du temps. Effectuer la liste des hommages serait un travail exhaustif. Comme il fallait s’y attendre, on nous placarde certaines idées d’Alien de Ridley Scott, mais le scénario va plus loin en incorporant des éléments du Solaris d’Andrei Tarkovsky, sans oublier une petite excursion vers le dernier film d’Alfonso Cuarón, Gravity. S’il en résulte quelques bons passages, ce réservoir de thèmes n’aboutit qu’à peu de choses et génère une certaine confusion. Cette suite de corrélations nous fait rapidement décrocher puisque les intérêts qu’on éveille en nous ont été comblés par des films supérieurs.
Ce qui est d’autant plus déplorable, c’est que la réalisation d’Onah est plus qu’honorable et le film adopte une facture visuelle très professionnelle. Par ailleurs, les acteurs qui figurent au générique sont tous excellents et font vraiment leur possible pour donner une épaisseur à leur personnage. Si le coup de théâtre final est prévisible, il reste toutefois d’une grande saveur.

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