Quelques jours avant son assassinat, l’actrice Sharon Tate se retire chez elle avec des amis pour traverser une série de visions cauchemardesques prémonitoires.
Paru récemment en vidéo sur demande, The Haunting of Sharon Tate a fait beaucoup parler depuis que Debra Tate, la soeur de Sharon, ait exprimé sa colère envers le cinéaste qui ne l’aurait aucunement consulté, contrairement à Tarantino pour son Once Upon a Time in Hollywood qui arrive cet été en salle. Il faut dire que le traitement puéril avec lequel on aborde ce souvenir forcément délicat pour elle avait de quoi la déstabiliser.
Vouloir offrir une reconstitution de la tragédie de Sharon Tate est une chose, mais s’en servir comme élément accrocheur d’un série B d’horreur fauché devient extrêmement de mauvais goût. La complaisance avec laquelle on profite de ce drame pour illustrer des scènes violentes et crades est difficilement justifiable. Entre ces rêveries fades qui font office de coups de théâtre, on nous déblatère des dialogues à la limite du ridicule.
Le cinéaste et documentariste Daniel Farrands (Crystal Lake Memories, Never Sleep Again), qui signe également le scénario du film, se vautre dans une enfilade de séquences hallucinées et racoleuses, reproduisant différentes variations sur ces terribles assassinats commis par trois membres de la «famille» de Charles Manson. Si approximatif soit le scénario, il est d’autant plus déplorable de constater l’amateurisme de sa réalisation dont la facture rappelle les reconstitutions inexpressives évoquées lors d’émissions destinées à raconter le parcours d’un psychopathe.
Agissant ici à titre de productrice, en plus de se commettre dans le rôle de l’ancienne femme de Roman Polanski, Hilary Duff, qui n’essaie même pas de ressembler à la victime en s’offrant la coloration capillaire adéquate, n’est aucunement crédible et souvent agaçante. Margot Robbie sera certainement plus convaincante sous la houlette de Tarantino.

![[Critique]« Maternal Instinct sur Netflix » : Anatomie d’une imposture absolue](https://horreur.quebec/wp-content/uploads/2026/06/Maternal-Instinct_5-218x150.jpg)
![[Critique] « The Voices of our Mother » : Drame familial et somnolence au programme](https://horreur.quebec/wp-content/uploads/2026/06/unnamed-218x150.jpg)
![[Critique] « Leviticus »: Quand It Follows rencontre l’horreur biblique et le drame queer](https://horreur.quebec/wp-content/uploads/2026/06/LEVITICUS_Still03-218x150.jpg)
![[Bande-annonce] « The Bay »: Phil Volken transforme un mariage idyllique en bain de sang](https://horreur.quebec/wp-content/uploads/2026/06/Screenshot-2026-06-26-at-16.27.39-2-100x70.jpg)

![[Critique] « The Summoning » : Un nom à ne pas invoquer en vain](https://horreur.quebec/wp-content/uploads/2026/02/TSOBB_STILL-99.jpg)
![« Shakespeare’s Shitstorm » : édition spéciale en 4K Ultra HD [Blu-ray]](https://horreur.quebec/wp-content/uploads/2025/12/Shakespeare-4k-Cover_2.jpeg)
![[Critique] « Terrifier 3 » : une sanglante injure à la censure qui intronise Art au panthéon des meilleurs vilains de l’horreur](https://horreur.quebec/wp-content/uploads/2024/10/terrifier3.jpg)
![[Critique] Thanksgiving: un dépeçage atroce et jubilatoire pour bien digérer la dinde de l’Action de grâce](https://horreur.quebec/wp-content/uploads/2023/11/Thanksgiving.jpg)
![[Critique] « Scary Movie 6 » : critique menacée de rire](https://horreur.quebec/wp-content/uploads/2026/06/w1500_57423299.jpg)
![« Ice Cream Man » : L’acteur canadien Ari Millen signe avec Impression Entertainment [Bande-annonce]](https://horreur.quebec/wp-content/uploads/2026/06/IceCreamMan1080x1350.jpeg)
Les commentaires sont fermés.