Une nouvelle production horrifique apparait sur Shudder ce mois de mars. Réalisé par Jennifer Reeder (V/H/S/94), Night’s End nous promet hantise et exorcisme, ainsi qu’une apparition (non fantomatique) de Michael Shannon. De quoi bien amorcer le printemps.
Ken Barber (Geno Walker) vit reclus dans son appartement pour d’obscures raisons. Son quotidien est divisé entre ses activités de taxidermiste et la production de vidéos de développement personnel. Malgré les encouragements et conseils de ses proches, les productions sont loin d’être virales. Sa carrière va toutefois prendre une autre tournure quand un ami lui fait remarquer qu’un oiseau empaillé est mystérieusement tombé tout seul dans l’une de ses vidéos. Ken vivrait-il dans un lieu hanté?
![[Critique] Night’s End: hantise et rituels en quarantaine 1 MV5BZTFkNjI1Y2EtYWNmYi00MjBjLWFiNWItYTM0MmI5ODNlMjVhXkEyXkFqcGdeQXVyMTY1OTEyMjM@. V1](https://horreur.quebec/wp-content/uploads/2022/03/MV5BZTFkNjI1Y2EtYWNmYi00MjBjLWFiNWItYTM0MmI5ODNlMjVhXkEyXkFqcGdeQXVyMTY1OTEyMjM@._V1_-300x450.jpg)
Night’s End est un film inégal. Entre un scénario bancal, des dialogues laborieux, des acteur.rice.s pas toujours présent.e.s., le récit a de la peine à se frayer un chemin cohérent dans nos imaginaires. Construit de manière minimaliste, jouant sur l’isolation et notre présence accrue en ligne (salut, COVID-19), on ne peut s’empêcher d’avoir envie que ces aspects soient plus développés, en jouant sur l’esthétique du caché/montré que permet ce genre de tournage (Unfriended et Unfriended: Dark Web ou, plus récemment, Host viennent directement à l’esprit).
Cependant, un élément nous retient indéniablement jusqu’à la fin: la passion de Reeder est perceptible à travers l’entièreté du film. La patience des spectateur.rice.s est ainsi récompensée par une dernière partie jubilatoire, qui célèbre le chaos et l’excès par écrans interposés. Les couleurs se déploient, les protagonistes prennent vie, l’horreur se teinte d’humour.
Night’s End est disponible chez Shudder dès le 31 mars 2022.

![[Critique]« Maternal Instinct sur Netflix » : Anatomie d’une imposture absolue](https://horreur.quebec/wp-content/uploads/2026/06/Maternal-Instinct_5-218x150.jpg)
![[Critique] « The Voices of our Mother » : Drame familial et somnolence au programme](https://horreur.quebec/wp-content/uploads/2026/06/unnamed-218x150.jpg)
![[Critique] « Leviticus »: Quand It Follows rencontre l’horreur biblique et le drame queer](https://horreur.quebec/wp-content/uploads/2026/06/LEVITICUS_Still03-218x150.jpg)
![[Littérature] « Keenan Poloncsak » : Le bédéiste relieur de l’underground Montréalais](https://horreur.quebec/wp-content/uploads/2026/06/image-2-100x70.jpeg)
![[Critique]« Maternal Instinct sur Netflix » : Anatomie d’une imposture absolue](https://horreur.quebec/wp-content/uploads/2026/06/Maternal-Instinct_5-100x70.jpg)
![[Critique] « The Voices of our Mother » : Drame familial et somnolence au programme](https://horreur.quebec/wp-content/uploads/2026/06/unnamed-100x70.jpg)
![« Shakespeare’s Shitstorm » : édition spéciale en 4K Ultra HD [Blu-ray]](https://horreur.quebec/wp-content/uploads/2025/12/Shakespeare-4k-Cover_2.jpeg)
![[Critique] « Terrifier 3 » : une sanglante injure à la censure qui intronise Art au panthéon des meilleurs vilains de l’horreur](https://horreur.quebec/wp-content/uploads/2024/10/terrifier3.jpg)
![[Critique] Thanksgiving: un dépeçage atroce et jubilatoire pour bien digérer la dinde de l’Action de grâce](https://horreur.quebec/wp-content/uploads/2023/11/Thanksgiving.jpg)
![[Critique] « Scary Movie 6 » : critique menacée de rire](https://horreur.quebec/wp-content/uploads/2026/06/w1500_57423299.jpg)
![« Ice Cream Man » : L’acteur canadien Ari Millen signe avec Impression Entertainment [Bande-annonce]](https://horreur.quebec/wp-content/uploads/2026/06/IceCreamMan1080x1350.jpeg)