Quatre inconnus se retrouvent prisonniers et enchaînés dans un sous-sol dans The Dare, disponible en vidéo sur demande ce mardi. Après avoir été séquestré pendant une soirée à la maison avec sa famille, Jay (Bart Edwards, la série The Witcher), devra remettre les morceaux de son passé en place s’il veut retrouver les siens et découvrir qui est derrière son enlèvement.
Le long-métrage est réalisé par le Britannique Giles Alderson (le documentaire World of Darkness) et on voit que le réalisateur s’est beaucoup inspiré de classiques de l’horreur comme Saw et The Texas Chain Saw Massacre, mais sans l’esthétique sale qui fonctionne si bien pour ces films. Le cinéaste nous présente bien une ou deux prises de vue intéressantes, mais au final, sa réalisation n’apporte rien de nouveau au thème et n’arrive pas à nous faire ressentir l’angoisse qu’on tente de créer. Les décors montés en studios manquent cruellement d’authenticité, tout comme les accessoires, trop neufs pour appartenir au paysage.
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À l’écriture du scénario, on retrouve aussi Alderson, accompagné de Jonny Grant, et le duo ne réinvente rien. Plusieurs événements et beaucoup des décisions prises par Jay, le personnage principal, ne font aucun sens et le jeu des comédiens est tout sauf mémorable. Toutefois, les amateurs de gore seront bien heureux: on a droit à plusieurs scènes sanglantes et même si elles sont plus ou moins réalistes, elles fonctionnent bien. Les cascades et les scènes de combat sont aussi bien réalisées et font partie des quelques points positifs et divertissants du film.
The Dare ne passera certainement pas à l’histoire: dès la barre des 30 minutes, on sait où l’histoire s’en va et les longueurs se font sentir, malgré sa courte durée de seulement 97 minutes. Le film est parfait comme bruit de fond en pliant une pile de vêtements.

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