urbanflesh 1 octobre

Pour le premier jour d’octobre, le Cinéma du Parc accueillait les Nuits de la 4e Dimension pour présenter le long métrage Urban Flesh. Véritable film culte de la scène underground montréalaise, le film d’Alexandre Michaud est considéré comme l’un des films québécois les plus gore jamais produits. Une sorte de Violent Shit à la sauce poutine.

Tourné en 1997 avec une MiniDV, le film est finalement rendu disponible en 1999, après deux ans de montage. Urban Flesh se distribuait à l’époque entre collectionneurs et initiés, d’ici ou d’ailleurs, même si le film aurait été banni dans trois pays. Effectivement, les copies étaient souvent saisies aux douanes en raison de leur contenu jugé trop obscène.

Même si le film a connu une réédition DVD en 2007, Urban Flesh reste un film très peu accessible et le Cinéma du Parc nous offrait l’occasion de le voir pour la première fois sur grand écran, presque 30 ans après sa sortie, en présence du réalisateur lui-même et de l’un des acteurs principaux, le comédien Martin Dubreuil, qui signait à l’époque son premier long métrage.

Une soirée remplie de promesses et de gore.

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Urban Flesh raconte l'histoire de quatre jeunes cannibales fous qui sillonnent Montréal à la recherche de nouvelles victimes. Un policier est déterminé à les arrêter. L’inspecteur est en effet chargé de traquer ce groupe de meurtriers cannibales avant qu’ils ne fassent d’autres victimes.

On a affaire ici à un splatter underground conçu pour le marché du « direct-to-video ». Il ne fallait donc pas s’attendre à un chef-d’œuvre narratif, mais plutôt à des effets pratiques faits maison et, franchement, c’est bien fait.

Jef Grenier a réussi à faire beaucoup avec très peu. Certaines scènes ont même réussi à scandaliser quelques personnes dans la salle, même après toutes ces années. Certaines séquences sont toujours très efficaces, que ce soit grâce au talent de Jef Grenier ou encore au jeu des acteurs Martin Dubreuil, Marc Vaillancourt, Mireille Lévesque, Marie-Ève Petit et Anthony Pereira.

Même si le film reste amateur, on sent une réelle passion pour le cinéma d’horreur et l’envie de faire quelque chose, même si tout cela semblait impossible. Et ils l’ont fait. C’est là que réside tout l’intérêt de ce genre de cinéma. Malgré ses limites et les années qui ont passé, Urban Flesh conserve une énergie et une sincérité qui le rendent toujours aussi culte. Un film choc et sans limites, accompagné notamment par la musique de B.A.R.F. et d’Anonymus, pour ne nommer qu’eux, qui aura su marquer un public averti ou non.

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Cette super soirée s’est terminée avec un Q&A, mais surtout avec la projection du court métrage de Martin Dubreuil intitulé Nous d’eux. Un film si bizarre qu’on en perd la tête.

Une soirée qui rappelle surtout pourquoi le cinéma underground mérite encore d’être découvert sur grand écran : pour son énergie, sa liberté et cette capacité à nous surprendre, même des années plus tard.

Urban Flesh (1999) Trailer VOSTFR
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Pour les fans...
4
Note Horreur Québec