Il fallait vivre sur la Lune pour ignorer qu’un nouveau Alien allait lancer la saison des blockbusters américains cette année. La GIGA machine à production nous bombarde d’images depuis Noël dernier déjà.
Mais avez-vous fait vos devoirs? Alien: Covenant se situe 10 ans après Prometheus, l’antépisode officiel de la franchise, qui lui se déroule 30 ans avant le premier Alien de 1979, campé en 2124 (AD). On vous laisse faire le calcul. De plus, Fox a fait paraître quatre courts métrages (ici, ici, ici et ici) qui pourraient bien bonifier votre expérience lors du visionnement. Quand les vues YouTube deviennent aussi importantes que le film…
En route vers une planète à coloniser, l’équipage du vaisseau Covenant subit un léger contretemps et doit modifier sa trajectoire vers une nouvelle planète, qui, à première vue, semble tout aussi parfaite pour ériger le campement. Comme on est en train de visionner un Alien, on se doute que ce n’est pas du tout le cas…
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Fidèle à ses habitudes, Ridley Scott, le créateur de la franchise, nous offre des environnements à couper le souffle. La première partie, probablement la plus intéressante du film, s’attarde sur des plans de l’espace et sur la découverte de nouvelle la planète en nous présentant des mises en scène visuellement parfaites et très étudiées. Comment se fait-il donc que des effets spéciaux réalisés avec autant de minutie n’arrivent toujours pas à bien rendre les créatures?
On avait bien hâte de découvrir ces premières générations de Xénomorphes, souvent rendus en synthèse. Malheureusement, ces derniers ne sont pas toujours très convaincants et le film perd de son altitude aussitôt qu’ils apparaissent à l’écran. Et, il faut l’admettre, observer ces machines extra-terrestres attaquer ou naître — on réinvente d’ailleurs ici la définition du chestbuster — est bien divertissant, mais les monstres ne réussissent plus à effrayer personne.
Le scénario nous présente des personnages encore une fois peu développés et certains d’entre eux s’avèrent un peu cons (oui, c’est toi qu’on regarde Oram!). Notre héroïne (Katherine Waterston, Fantastic Beasts and Where to Find Them), faible et triste, se retrouve à des années-lumière de la féroce Ripley et ce, malgré toutes les références. [Léger divulgâcheur] Heureusement que Fassbender est de la partie avec son personnage de synthétique mégalomane. Son parcours et ses motivations procurent beaucoup plus de frissons qu’un énième coup de « langue » de Alien.
Ces défaillances techniques ajoutées à une finale ridiculement prévisible nous éloignent de l’alliage parfait entre science-fiction et horreur « Rated R » tant attendue et nous propulsent plutôt vers un film conventionnel, davantage influencé qu’influenceur, doté de moyens extraordinaires.
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