Comme plusieurs lutteurs jouissant de son niveau de popularité, C.M. Punk a amorcé une transition vers le cinéma. Son baptême en tant qu’acteur, Girl on the Third Floor, constitue également un premier tour derrière la caméra pour le producteur de longue date Travis Stevens.
Don Koch, un ancien avocat au passé trouble, achète une maison à Chicago avec comme but de la rénover et d’y faire emménager sa femme enceinte. Alors qu’il travaille en solitaire sur le projet tout en tentant de résister aux avances d’une charmante voisine, des événements surnaturels commencent à se manifester dans le bâtiment…
Les grandes lignes de l’intrigue sont assez communes au cinéma de maison hantée. Le désir du protagoniste de mettre un trait sur ses erreurs passées se matérialise par d’infructueuses tentatives à remettre sur pied une demeure dont l’historique est peut-être trop lourde pour lui permettre la rédemption. Dans ce cas-ci, il s’agit d’un ancien établissement de débauche.
Le film tente d’explorer la masculinité toxique de son personnage principal et son incapacité à en prendre conscience. La maison exploite les failles de caractère du pauvre Don, qui finit par s’y perdre. Un twist ouvre la porte à un troisième acte parfois assez lourd.
D’ailleurs, le film alterne entre les tons avec un peu de difficulté. On se demande parfois si c’est C.M. Punk qui ne parvient pas à rendre certaines subtilités du scénario ou si à l’inverse ce dernier est simplement trop malhabile pour permettre à l’acteur de créer quelque chose de cohérent et convaincant. Comme drame, l’ensemble manque aussi par moments d’impact. Comme pur film de hantise, ce n’est pas spécialement généreux. Girl on the Third Floor se refuse aux effets faciles, mais ne parvient pas non plus à créer l’ambiance étouffante qu’il recherche.
Punk a ici des airs de Bruce Campbell. D’ailleurs, le film ne manque pas de l’asperger de quelques fluides visqueux. Stevens a quant à lui un bon sens de la composition. Il parvient à conjurer des images riches, parfois inquiétantes, qui rendent l’ensemble assez fréquentable malgré tout.

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