Avant les événements relatés par la famille Lutz, le film suit le parcours du jeune Ronald DeFeo, Jr., qui, le 13 novembre 1974, décida d’assassiner toute sa famille, prétextant que les voix dans la maison lui avaient dit de le faire.
C’est cette semaine que nous arrivait en vidéo sur demande The Amytiville Murders, quarante ans après la sortie en salle du film original avec James Brolin et Margot Kidder.
Après un affreux remake de The Amityville Horror en 2005, c’est maintenant au tour d’Amityville II: The Possession de subir une relecture. Le cinéaste Daniel Farrands (Never Sleep Again: The Elm Street Legacy, Crystal Lake Memories: The Complete History of Friday the 13th) n’a apparemment aucune envie de cacher sa démarche puisqu’il est même allé jusqu’à embaucher deux comédiens de la mouture de 1982, cette suite qu’on aurait pu qualifier d’antépisode au film original. En effet, la jeune Diane Franklin, qui y tenait le rôle de l’adolescente, reprend cette fois le rôle de la mère et Burt Young, qui campait le vilain père de famille, revient maintenant dans la peau du grand-père. La famille Montelli a troqué son nom pout DeFeo, mais la trame n’en est pas moins la même, exception faite du passage de l’exorciste final dont on a fait une ablation totale.
Aussi scénariste, Farrands joue davantage avec cette notion de doute. La maison est-elle réellement possédée ou le jeune Ronald est-il drogué et schizophrène? Certains éléments sont multipliés pour pouvoir donner raison aux deux lectures. L’ensemble fonctionne assez bien jusqu’à certains dénouements un peu puérils qui sacrifient autant l’étrangeté que la vraisemblance et le rythme.
Pourtant la réalisation reste acceptable, l’utilisation d’une esthétique propre à l’époque où l’action se situe fait mouche et l’acteur John Robinson (Elephant) est extrêmement crédible dans le rôle du jeune homme perturbé.
Bien que les critiques ne l’aient jamais épargné, Amityville II: The Possession reste encore aujourd’hui un excellent film de maison hantée qui n’avait aucunement besoin de reprise. Il va sans dire que cette lassitude de revoir la même histoire risque de s’installer en vous.

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