S’asseoir dans la salle de cinéma J.A. De Sève le 17 juillet dernier à Fantasia, et attendre la projection du nouveau film de Larry Fessenden est un événement en soi, puisque les gens qui pénètrent dans le cinéma après vous discutent de ses précédents films, pourtant moins connus, et espèrent y retrouver les qualités de son cinéma. Trauma Or, Monsters all est cette espèce de « monsterverse » où le cinéaste nous promettait de réunir plusieurs monstres de ses précédents films.

Une jeune femme, voulant écrire un livre sur un scientifique connu, s’installe dans le petit patelin nommé Talbot Falls. Très rapidement, ses voisins lui semblent un peu étranges, et au fil des observations qu’elle fera de sa fenêtre, elle comprendra que ses soupçons cachent le pire.
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En plus d’y jouer le rôle de Sam le vampire, qu’il avait tenu en 1997 dans Habit, Fessenden est aussi le scénariste de son film. Si vous n’aviez pas aimé Habit, Depraved et Blackout, Trauma Or, Monsters all n’est absolument pas pour vous.

Si, en revanche, vous aviez passé un bon moment, ce petit dernier de Fessenden risque de vous plaire. Ici, la gravité des nombreux sujets abordés trouve un humour salvateur. Il y a plusieurs observations, en ce qui concerne ce désir de vouloir compartimenter les individus et de se compartimenter nous-mêmes, qui sont fort intéressantes. Cela dit, la mécanique entourant la mise en place de certains concepts manque souvent d’originalité. Si le monstre en chair et en os à la Frankenstein offre une scène un peu explicative pour se référer à l’utilisation de l’intelligence artificielle, Fessenden recycle beaucoup de ses précédents opus, et tout ne fonctionne pas si bien. On comprend son désir d’offrir un point de vue extérieur sur ses créatures, mais le récit s’éparpille parfois trop et l’ensemble demeure beaucoup trop long.

La réalisation mêle habilement drame et humour, mais on ne tente jamais réellement de nous faire peur. C’est un peu dommage, car le récit à la Rear Window avait un réel potentiel horrifique. Le cinéaste fait en sorte que cette énumération d’hommages à certains classiques soit amusante à défaut d’être viscérale et mémorable.

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La distribution est dans le ton. Chacun joue avec la folie propre à son personnage, mais on réussit à nous convaincre.

En conclusion, Trauma Or, Monsters all nous fait passer un moment agréable, mais l’ensemble est oublié avant même la fin du générique.

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Pour les fans...
des films précédents du cinéaste
de films de monstres aux accents métaphoriques
3
Note Horreur Québec