No Rest for the Wicked nous est présenté au Festival Fantasia, ce mercredi 22 juillet, comme une histoire d’amour queer, aux accents vampiriques allant piger dans le folklore. Comme plusieurs grands films d’épouvante récents s’inspiraient de vieilles traditions, de contes et de légendes anciennes, nous étions en droit d’en espérer beaucoup.

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Un jeune pêcheur qui vit isolé avec sa mère dans les îles Féroé, une province émancipée du royaume du Danemark, développe une relation amoureuse avec un baleinier de passage. Une tempête survient et cause alors un grave accident, qui poussera l’un à faire l’impossible pour celui qu'il aime.

La splendeur visuelle qui émane de No Rest for the Wicked nous happe sur son passage, et nous transporte dans ce paysage merveilleux en apparence, mais impardonnable au niveau des dangers, où l’isolement est omniprésent.

Le scénario de Rasmus Birch illustre bien le fanatisme religieux qui en découle, de même que certains rituels de travail. Il plonge également avec une extrême délicatesse vers cet amour inhabituel, pour cette petite communauté, entre deux hommes.

C’est lorsque le film bascule vers le fantastique et convoque le mythe du vampire que le scénario perd quelques plumes. Ici, les ambiguïtés ne font pas toujours mouche. C’est comme si à trop vouloir sacraliser cette union amoureuse, on oubliait parfois de la raconter. Si bien que lorsque surviennent certains enjeux, on commence à y croire un peu moins.

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Est-ce qu’un amour si grand peut naître aussi rapidement?

Après avoir installé de manière si experte cet univers et ses personnages, il est dommage qu’on ait si peu à dire finalement, et qu’on se cantonne à l’acceptation de l’autre au lieu d’offrir un réservoir d’observations sociales comme le faisait le spectaculaire Portrait de la jeune fille en feu, qui fourmillait dans tous les sens.

La réalisation de Kasper Kalle est excessivement maîtrisée et compose une ambiance austère qui rappelle un peu celle composée par Robert Eggers pour The Witch. Kalle sait faire montre de sensibilité et de justesse, et sa direction d’acteurs est adéquate.

Dans le rôle des deux amants, Egor Venned et Pilou Asbæk jouent avec l’intensité nécessaire, tandis que l’actrice Sofia Nolsøe Mikkelsen incarne avec panache cette mère dépassée par les événements.

En résumé, No Rest for the Wicked est un très beau petit film sur l’acceptation et le respect de l’autre.

No Rest For The Wicked - Trailer

Si vous l’avez manqué le 22 juillet, il repasse le samedi 25 juillet à 14h.

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Pour les fans...
de contes folkloriques
d'histoires d'amour horrifiques
3.5
Note Horreur Québec