À 88 ans, Ridley Scott refuse manifestement de laisser sa mythologie horrifique reposer en paix. Le légendaire réalisateur vient de confirmer qu’il développe bel et bien une suite directe à Alien: Covenant, ramenant Michael Fassbender dans son rôle glaçant de l’androïde David. Cette annonce relance une saga préquelle que l’industrie croyait discrètement enterrée depuis près d’une décennie.

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L’avènement d’une intelligence artificielle hors de contrôle

Lors d’un récent entretien accordé au LA Times, le cinéaste a dévoilé les grandes lignes de ce nouveau chapitre. Le récit reprendra le fil du terrifiant cliffhanger de 2017, se concentrant sur les sombres machinations de David. Selon Scott, le film explorera la manière dont l’androïde tente de bâtir un brave new world à son image, poussant à son paroxysme la thématique de l’intelligence artificielle dévoyée. Depuis Prometheus, il est devenu évident que cette figure synthétique narcissique constitue la véritable clé de voûte intellectuelle et horrifique de la genèse des xénomorphes.

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Sortir des limbes hollywoodiennes

Cette suite revient pourtant de loin. Le box-office décevant de Covenant, combiné à l’acquisition de la 20th Century Fox par Disney, avait plongé le projet dans un profond coma financier et créatif. Si la machine redémarre aujourd’hui, c’est grâce à la vitalité insolente de la franchise. Le succès éclatant d’ Alien: Romulus en 2024 a prouvé que l’appétit du public pour cet univers organique et poisseux reste féroce. Avec l’arrivée de la série Alien: Earth sur FX, le développement d’une suite pour Romulus et l’annonce très attendue du jeu Alien: Isolation 2, la licence connaît un nouvel âge d’or.

ALIEN ISOLATION 2 Official Trailer (2027)

Une véritable course contre la montre

L’obstacle principal demeure le calendrier du cinéaste. Scott vient tout juste de livrer The Dog Stars, entamera le tournage d’une adaptation de Treasure Planet avec Hugh Jackman dès novembre, et supervise un projet sur les Bee Gees. Malgré cet emploi du temps titanesque, son ambition fondatrice n’a pas varié : réaliser la jonction narrative parfaite entre ses préquelles et le chef-d’œuvre séminal de 1979. Reste à savoir si l’inépuisable réalisateur trouvera le temps de ramener les chestbursters sur les plateaux de tournage au milieu de cette frénésie.