Fantasia aime bien nous faire célébrer Noël en juillet, à la manière des campeurs, si certains films de leur sélection se prêtent au jeu. Cette année, on nous offrait le petit film canadien Unholy Night, où des zombies promettaient de s’inviter au réveillon d’une famille.

Gino, un jeune homme insécure, s’apprête à célébrer Noël avec sa famille. Il anticipe un peu l’événement puisqu’il sait que les membres de sa famille lui feront des commentaires douteux sur sa situation actuelle : il est célibataire et gagne sa vie avec un modeste emploi de peintre. Tout ceci deviendra rapidement secondaire lorsque sa grand-mère, décédée depuis un moment, décide de leur rendre visite. Elle ne sera pas la seule.
Unholy Night Press Still 4

Écrit et réalisé par Michael Gabriele, Unholy Night débutait plutôt bien, puisqu’on remaniait certains clichés pour leur donner un angle italien. L’idée de faire des zombies parlants, dont l’humeur peut changer subitement, était aussi assez rafraîchissante. L’arrivée de la mamie aurait pu suffire à dresser un film d’épouvante parfait. Elle fait peur, elle est marrante et il y a quelque chose de captivant à voir cette vieille femme (merveilleuse Jacqueline Robbins) animée d’instincts meurtriers. Malheureusement, le récit part dans trop de directions à la fois.

Un seul mort-vivant ne suffit pas,
et les autres manquent de couleurs.

Par ailleurs, les enjeux dramatiques sur le thème de la réconciliation et du pardon, qui auraient pu être pertinents s’ils avaient été traités avec plus de profondeur, alourdissent l’ensemble au point de l’écraser. Combiné avec des scènes gores, des touches humoristiques faciles et une histoire d’amour à quatre sous, l’ensemble nous fait l’effet d’être une sorte de mosaïque sans éclat.

Unholy Night Press Still 5

À la réalisation, Gabriele offre un travail relativement efficace. Il connaît les codes et les mécanismes de l’horreur. Sa direction d’acteurs gagne à être resserrée dans les passages dramatiques, toutefois.

La cohorte d’acteurs l’entourant joue dans le ton de l’ensemble. Dans le rôle de la mémé qu’on aurait souhaité voir plus, la vétérante Jacqueline Robbins est particulièrement en forme.

En résumé, il est improbable que le film Unholy Night devienne l’un de ces films qu’on adopte et qu’on aime se repasser lorsque survient le temps des réjouissances. Moins viscéral que Black Christmas (l’original), moins coloré et folklorique que Krampus, moins féerique que Gremlins, et définitivement moins drôle que les premiers Home Alone, le film reste amusant si l’on raffole des films de zombies.

UNHOLY NIGHT (2026) - Teaser
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de films de zombies
2.5
Note Horreur Québec