Vingt-sept ans après les événements du premier chapitre, les membres du Losers Club seront forcés de se réunir afin de mener à terme leur combat avec ce qui les hanta jadis. Eh oui! Pennywise est de retour!
Le réalisateur Andy Muschietti reprend également sa place derrière la caméra afin de donner vie à cette tant attendue conclusion du roman à succès de Stephen King. Après une première partie majoritairement composée de jeunes acteurs, cette suite met en vedette les versions adultes de ces mêmes personnages et c’est Jessica Chastain, tête d’affiche, qui hérite maintenant du rôle de Beverly Marsh avec qui Muschietti avait fait équipe pour son Mama de 2013.
Une distribution qui, côté physique, frôle la perfection avec un choix judicieux d’acteurs qui ressemblent grandement à leurs collègues pré-adolescents, particulièrement Jessica Chastain (Crimson Peak), Jay Ryan (Beauty and the Beast) et James Ransone (Sinister). Tous très convaincants, certains regretteront par contre, et à plusieurs reprises, la présence de Bill Hader; comédien populaire de Saturday Night Live qui se livre ici à un stand-up comique sans fin où chaque phrase vient avec un punch venant ainsi briser la trame dramatique, et ce, constamment durant les 2 heures 49 minutes du film. Par ailleurs, Bill Skarsgård (Castle Rock), en grande forme, reprend aisément ses souliers de clown (et son maquillage) en redonnant vie au personnage mythique de Stephen King.
Pour son troisième long-métrage, Muschietti n’a plus rien à prouver et démontre une fois de plus son talent à diriger et créer de magnifiques images, aussi horrifiantes que ravissantes, mais c’est au niveau du rythme que ça se gâte. Malheureusement, le film souffre de plusieurs longueurs mettant surtout en scène le jeune Losers Club dans des flashbacks majoritairement inutiles au récit. Pourtant tous très bons, leur présence est rarement justifiée et ne fait aucunement avancer l’intrigue, déjà bien mince. À noter: la scène d’ouverture, plutôt efficace, avec l’acteur et réalisateur Xavier Dolan (Tom à la ferme) était pourtant prometteuse pour la suite. Dommage.
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Maintenant que les deux films ont vu le jour, on peut en venir à la conclusion que cette nouvelle adaptation du roman populaire n’est pas totalement satisfaisante et que, malgré ses imperfections, la mini-série de 1990 n’a aucune raison de rougir aux côtés de ce nouveau remake.
Un quasi copié-collé de It (2017) où le côté enfantin aurait dû laisser place à une réalisation plus adulte, It: Chapter Two rate sa cible en nous gavant de blagues souvent douteuses, d’effets spéciaux recyclés et d’un Pennywise redondant, jamais effrayant et devenu plus que prévisible. Un peu moins d’humour et plus d’horreur auraient peut-être pu sauver ce beau film sans âme où même sa finale ne réussit qu’à nous faire ressentir de l’embarras.

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