Aitore Zholdaskali débarque avec son premier long métrage en solo SICKO le 27 juillet dernier. Avec ce film, il approfondit les thèmes qui lui sont chers depuis ses débuts, à travers un mélange audacieux de satire sociale, d’humour noir et de violence graphique.

Dès sa sortie au Kazakhstan, le film s’est imposé comme un véritable phénomène au box-office. Porté par les interprétations remarquées d’Ayan Utepbergen (The Rising Hawk), Dilnaz Kurmangali (Zhaza), Azat Zhumadil (Sheker) et Aida Kurmangaliyeva (Bisharashki), le film s’appuie sur une distribution solide qui renforce l’intensité de son récit.

SICKO international Poster
Accablé par les dettes, un jeune couple, Azamat et Tanshoplan, élabore un plan désespéré : simuler une maladie en phase terminale afin de récolter des fonds grâce à une campagne caritative en ligne. Mais alors que les dons affluent et que la sympathie du public grandit, leur mensonge devient incontrôlable. Prêts à tout pour préserver leur secret, ils s'enfoncent dans une spirale de manipulations où chaque décision les rapproche un peu plus du point de non-retour.

Un visuel poisseux et percutant

Visuellement, SICKO impressionne par sa mise en scène et sa photographie soignées. Les couleurs sont magnifiques, dominées par des teintes sombres qui renforcent l’atmosphère malsaine à la perfection, tandis que le rythme peut faiblir par moments. Les séquences de violence sont graphiques, mais parfois gratuites. Malgré quelques exceptions, elles servent aussi le discours du réalisateur sur une société cupide, où la quête de réussite financière finit par déshumaniser ceux qui s’y adonnent.

Cette spirale entraîne progressivement les personnages jusqu’à leur faire perdre toute humanité. Nous assistons à une véritable descente aux enfers, guidée par une cupidité qui, bien qu’extrême, n’est pas totalement étrangère à notre société.

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Le culte du clic et de la cupidité

L’idée du scénario peut nous rappeler des cas réels d’influenceuses telles que Brittany Miller, Belle Gibson ou encore Madison Russo, qui ont simulé un cancer afin de susciter la sympathie de leur communauté et d’en tirer des bénéfices financiers, mais le film reste créatif et s’éloigne quelque peu du sujet dans son final. Un film qui fait rire jaune, choque et laisse un profond malaise.

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SICKO confirme Aitore Zholdaskali comme un artisan singulier du cinéma de genre contemporain. Un réalisateur qui parle de chez lui, mais aussi de chez nous. Un premier long métrage qui frappe fort, qui laisse présager un avenir prometteur pour son créateur, et qui pourrait initier de nombreux cinéphiles au cinéma kazakh.

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Pour les fans...
3
Note Horreur Québec