Les films de loups se font de plus en plus rares, et quand on nous en annonce un indépendant, en provenance du Japon, on se surprend à espérer le meilleur. C’est avec cet engouement que l’on aborde cette nouvelle proposition, présentée au Cinéma du Musée ce 25 juillet dans le cadre du festival Fantasia.

When You Open the Door
Une jeune architecte introvertie voit sa vie complètement bouleversée à la suite d'une morsure de loup qui rend son entourage perplexe.

Même si When You Open the Door cadre à certains niveaux dans le genre de l’horreur, sachez que le long métrage d’Eriko Katagiri est avant tout un drame psychologique méditatif où l’horreur ne fait qu’une brève visite.

Le scénario, également écrit par Katagiri, nous raconte le cauchemar d’une femme perdant le contrôle de sa propre vie. L’ascension graduelle de la chute du personnage donne droit à plusieurs observations pertinentes, notamment sur la solitude, mais force est d’admettre que l’abondance de récits similaires vus récemment, et souvent de qualité supérieure, nous fait décrocher un tantinet.

La dépression est un thème très répandu, et il devient difficile de créer le nouveau Repulsion ou encore une variante de The Machinist sans devenir redondant. Après tout, le spectateur aguerri vient de voir Obsession et Backrooms, qui traitent de la perte de repères avec plus de panache et de vigueur. Néanmoins, et même si elle n’est aucunement neuve, l’image du loup comme allégorie apporte un certain relief à l’ensemble, mais cela ne suffit pas.

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Le spectateur a le sentiment d’assister à un récit raconté des dizaines de fois et n’est, par conséquent, jamais surpris.

La réalisation de Katagiri demeure précise et capte habilement, par moments, certains détails révélateurs. Il y a, certes, un talent de mise en scène visible. Cela dit, l’ensemble demeure trop sage. On comprend la démarche subtile et en retenue, mais jamais la mise en scène ne compense le manque d’originalité de la trame.

L’actrice Serena Motola campe assez bien le rôle principal, même si son impassibilité en agacera certains.

En conclusion, When You Open the Door est une énième variation sur un thème surutilisé, qui ne se démarque à aucun niveau. Sans être un très mauvais film, le résultat manque d’éclat.

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Pour les fans...
de longs films sans action, malgré leur courte durée
de drame psychologique
2
Note Horreur Québec